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NPO Sages-Femmes

LES TRAVAUX CONNUS

Autres études

AE.06.2001.001

NERVOSITÉ ACTUELLE DES ENFANTS ET ... MALTRAITANCE

Nervosité actuelle des enfants



1) "Gamins américains assommés de médicaments", Extrait du journal Le Monde, Rousselot F 20 mars 2000.

"La surmédicalisation des moins de cinq ans inquiète les autorités sanitaires"... A en croire un rapport publié le mois dernier par "The Journal of the American Medical Association" menée par le Dr Julie Magon Zito professeur de médecine à l'Université du Maryland, l'étude à révélé que le nombre d'enfants américains en âge préscolaire (de 2 à 5 ans) ayant recours à des stimulants comme la Ritaline ou des antidépresseurs comme le Prozac s'était accru de façon dramatique entre 1991 et 1995... Par exemple l'usage d'antidépresseurs a augmenté de 200 % en 4 ans ; sur 200.000 enfants du Nord - Ouest des États-Unis, le Dr Zito a conclu que 2,5 % d'entre eux suivaient un "traitement médical lourd" entre 2 et 5 ans.

Si on tient compte que les boîtes de Ritaline (stupéfiant) mentionnent que le médicament ne doit pas être utilisé pour des enfants de moins de 6 ans, et que la compagnie qui fabrique Prozac ne recommande pas son utilisation avant 18 ans, on comprend que l'étude ait provoqué un débat national. La Maison Blanche, faisant part de "ses inquiétudes", a annoncé la mise en place de plusieurs initiatives, entre autre :

- Mieux informer les parents sur les thérapies disponibles pour les enfants en proie à des problèmes d'ordre comportemental,

- allouer 5M de dollars à un programme de recherche destiné à comprendre les effets des médicaments psychotropes sur les plus jeunes.

 

2) "Ne bourrez pas les enfants de psychotropes", Extrait du journal Le Monde, Burztein, et col le 27 mars 2000.

Un groupe de professeurs de psychiatrie et de pédopsychiatres en réponse à l'article précédent attire l'attention sur "l'influence du modèle américain qui s'étend, et malgré des contraintes réglementaires assez strictes, les prescriptions de Ritaline et plus encore, d'autres psychotropes sont en augmentation dans notre pays"… Une enquête a montré que 12 % des enfants de 6 ans avaient déjà reçu un traitement psychotrope. Ils rappellent qu'aux États-Unis certains enfants ne sont admis en classe qu'à condition d'avoir absorbé de la Ritaline ! ...

"Il nous arrive aussi de plus en plus souvent de recevoir des parents perplexes munis d'une copie du dernier article de magazine sur "les troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité" que leur a donné leur institutrice avec le conseil de faire traiter au plus vite leur enfant inattentif et turbulent, par de tels médicaments...

De nombreux pédopsychiatres français considèrent qu'il est urgent d'attirer l'attention sur cette question dont les enjeux sont multiples et graves et notamment sur le plan éthique...

La pédopsychiatrie française bénéfice d'une riche tradition psychopathologique ..."les enfants méritent mieux qu'une approche seulement médicamenteuse de leurs troubles et de leurs difficultés psychiques".

Ils dénoncent une "neurobiologie triomphante" héritière de la psychiatrie nord américaine.


Maltraitance

 

1) Actuellement 103.000 enfants sont en danger contre 89.500 signalés en 1999 et 58.000 en 1994, d’après « l’observatoire National de l’Enfance en Danger » (l’O.D.A.S).

Mais la procédure de signalement s’étant beaucoup améliorée depuis quelques années, l’observatoire ne sait pas si l’augmentation peut être vraiment signifiante !!!… Dans un article récent du Monde, l’auteur évalue les facteurs de risques : carences affective, éducative, problèmes psychiatriques des parents, divorce, etc... On distingue quatre sortes de maltraitances des enfants : physique, psychologique ou émotionnelle, négligence lourde et abus sexuel. Selon l’observatoire 11 % des enfants maltraités en France ont été victimes de cruauté mentale Bursaux, E., Les dangers de la maltraitance psychologique des enfants. Le Monde (20 novembre 2000, p22)

2) "le syndrome des enfants secoués", E.Bx « ne secouez jamais les bébés ».L’Express le 9 novembre 2000

L’auteur fait référence aux sites Internet américains présentant le syndrome des enfants secoués et donnant des conseils aux parents des bébés pleurant beaucoup. Dans ce même article, le Professeur Zerah, neurochirurgien et pédiatre à l’hôpital Necker - enfants – malades dit : « secouer la tête d’un enfant crée des forces importantes : le cerveau s’écrase contre l’os car la tête est grosse et lourde : il ne la tient pas »...  C’est la pathologie la plus fréquente que l’on voit arriver en garde : un ou deux par semaine... » Nous drainons un bassin de 12 millions d’habitants, on peut penser qu’il y en a 4 à 500 en France chaque année... l’enfant est souvent dans un état très grave, dans le coma, agité de convulsions. L’examen au scanner permet de visualiser des hémorragies dues à des arrachements de veine à la surface du cerveau et au niveau des nerfs optiques... ou sur la rétine. Un quart de ces enfants auront de lourdes séquelles (retard dans l’apprentissage, retard mental, cécité, séquelles motrices)... » L’auteur de l’article conclue sur la prévention : l’aide psychologique et l’information sur le danger extrême que court un enfant à être secoué.

30.06.03 - Pour toutes informations complémentaires, consultez par téléphone l'Observatoire National d'Action Sociale Décentralisé : 01 44 07.02 52 ou le site de l'O.D.A.S : www.odas.net



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