Les questions des sages-femmes
Les étapes du projet
CE.06.2001.001
PREMIER VOLET DU PROJET
RASSEMBLEMENT DE CONNAISSANCES
Pour cela les sages-femmes lancent des appels et posent des questions :
1) Nous appelons les recherches scientifiques actuelles
Venant compléter les travaux que nous connaissons déjà : Les recherches des scientifiques
2) Nous appelons les recherches actuelles des sages-femmes
Venant compléter les travaux que nous connaissons déjà : Les recherches des sages-femmes
3) Nous appelons toutes les autres études
Venant compléter les travaux que nous connaissons déjà : Autres études
Questions des sages-femmes :
1) Questions aux neuro-scientifiques
a) Y-a-t-il actuellement des travaux en imagerie cérébrale mettant en évidence -sur l'homme ou sur l'animal- des modifications anatomiques du cerveau pendant le pré et post-partum, venant ainsi officialiser l'étude du "new-scientist" ?
b) nous avons connaissance du projet de recherche en résonance magnétique sur "l'empathie" et ses localisations cérébrales (J Decety INSERM Lyon). Ce procédé pourrait-il apporter des informations en ce qui concerne la neurobiologie du lien mère-enfant ?
c) Peut-on toujours considérer que le circuit de PAPEZ est la base anatomique, dans le phénomène de la mémorisation ?... Si oui, en considérant que ce circuit débute dans l'hippocampe et se termine dans les corps mamillaires qui stockent l'événement, s'il est en relation avec une émotion (hypothalamus) peut-on considérer que ces mécanismes mnésiques auraient un rôle à jouer au cours de l'accouchement ?
d) La sécrétion d'ocytocine par l'hypophyse pourrait-elle être en relation avec l'émotion (hypothalamus ?) entraînée par une mémoire inconsciente ; par exemple, mémoire de la propre naissance de la future accouchée ?
e) Si oui, par ailleurs, la douleur (zones thalamiques ?) pourrait-elle être en relation avec cette mémoire ?
f) L'ocytocine joue t’elle un rôle dans "l'attachement" ? et si oui y-a t’il un danger à substituer à l'ocytocine naturelle, une ocytocine de synthèse?
2) Questions aux épidémiologistes
a) Y-a-t-il des études récentes ou en cours qui témoignent de réelles difficultés comportementales des enfants, actuellement ?
b) Comment peut-on évaluer et rendre significative l'augmentation des enfants en danger, "signalés".
3) Questions
aux pédopsychiatres, psychiatres adultes et psychanalystes
(tout en admettant la complexité des sujets évoqués)
a) Y-a-t-il des travaux qui font actuellement le lien entre la qualité de la grossesse, celle de l'accouchement et le « lien d'attachement » de la mère à son enfant ?
b) Au sujet des "troubles déficitaires de l'attention, avec hyperactivité" doit-on considérer qu'il s'agit d'une réelle difficulté comportementale de l'enfant, actuellement ?
S'agit-il d'une difficulté des parents, ou est-ce induit par un certain modèle social ?
c) Observez-vous actuellement une augmentation des psychoses puerpérales comme semble nous le dire -sans chiffres significatifs- plusieurs unités spécialisées dans le suivi des mères et des bébés en difficulté ?
4) Questions aux nutritionnistes
Il existe déjà des travaux sur les compléments alimentaires, susceptibles de prévenir la prématurité (certaines huiles de poisson, par exemple). nous constatons que les femmes enceintes – sous l'effet du stress ambiant – ont peut-être perdu un certain instinct (notamment l'abus probable du sucre pourrait- être à l'origine de l'augmentation du poids de naissance des nouveaux-nés) Y-a-t-il des travaux – très précis – à partir de l'expérimentation animale sur l’observation de l’alimentation instinctive des animaux pendant la gestation (grossesse) ? Si oui pourrait-on trouver une concordance avec certaines traditions alimentaires ethniques pendant la grossesse ?
5) Questions aux spécialistes de l'allaitement maternel
nous avons besoin de chiffres comparatifs au niveau physiopathologie entre les enfants nourris au lait maternel et ceux au lait artificiel... études suffisamment condensées pour être très facilement accessibles.
6) Questions aux immunologistes
Pouvez-vous nous dire quels sont les facteurs à la fois physiologiques et (psychologiques ?…) permettant à l'homme d'utiliser au maximum ses défenses immunitaires ?
SECOND VOLET DU PROJET
REGROUPEMENT DES COMPÉTENCES
Objectif
LES MOTIVATIONS
1) En tout premier lieu : faciliter l'accouchement, faire en sorte que tout accouchement soit physiologique, c'est à dire normal.
Mais cette notion, d'une importance capitale, reste à définir. En effet, une mère peut avoir un accouchement naturel qui va durer 12, 15, parfois même 24 heures, et qui la laissera épuisée, parfois même traumatisée. L'origine de cette difficulté à mettre l'enfant au monde trouve ses racines dans son histoire.
Pourtant, du
point de vue médical cet accouchement peut sembler normal, mais il
ne l'est pas sur le plan psychique et l'on sait maintenant qu'il peut peser
sur le devenir de l'enfant par la difficulté relationnelle qu'il entraîne
chez la mère.
Au travers des études présentées sur ce site sur les stress périnatals, nous
avons compris que les stress prolongés subis par la mère (et un accouchement
très long en génère forcément), se répercutent sur l'enfant créant toutes
sortes de pathologies sur le bébé ou sur l'enfant devenu adulte (voir entre
autres, l'étude Californienne. : " corrélation entre les situations obstétricales
difficiles associées au rejet maternel et violences à l'age adulte ".
S'il est donc essentiel de gérer les stress durant la
grossesse, il est aussi essentiel de ne pas en générer pendant l'accouchement.
Par ailleurs,
l'expérience menée pendant 6 ans, notamment au " Centre Autour de l'Enfant
" sur 5700 femmes, prouve qu'une préparation à la naissance particulière,
pendant laquelle la femme travaille sur son psychisme, ou la crise de la grossesse
est accompagnée, permet des naissances rapides, dans la confiance en soi
et la sérénité, le "moi je suis capable d'accoucher, c'est moi qui l'ai
fait". Cette notion fondamentale, semble plus facilement
donner accès à la fonction maternelle (soins et présence psychique au bébé).
Elle parait d'ailleurs être la clé de voûte de la relation d'attachement.
De plus en travaillant ainsi, nous avons pu noter que les
pathologies pendant la grossesse ou l'accouchement sont quasi inexistantes.
Au niveau de
l'enfant, Ce comportement " sécure " se répercute et nous avons aussi
pu observer des enfants sereins utilisant toutes leurs
compétences et notamment en avance de 3 à 4 mois sur les repères psychomoteurs
habituels. Cela aussi est capital.
2) Dans un deuxième
temps aider les parents à maintenir ce comportement pendant la petite enfance
et mettre ainsi l'enfant à l'abri de leurs propres projections
personnelles génératrices de stress.
Car l'enfant qui naît ramène les parents à leur propre histoire
qui lorsqu'elle est douloureuse et non gérée peut mettre la " triade " en
danger. C'est là toute la difficulté de l'éducation.
Ce sont toutes ces raisons qui nous ont fait penser à la création d'un centre pluridisciplinaire en médecine de la santé.
PREMIÈRE ÉTAPE : montage du projet, contact avec des gestionnaires et des financiers (d'importants crédits sont réservés à la périnatalité).
DEUXIÈME ÉTAPE : création du centre pluridisciplinaire
A – Unités de Recherche expérimentale et clinique
Les chercheurs (sur l'animal et l'homme) pourraient être :
• Des neuroscientifiques :
Recherches orientées cette fois
- Sur les effets d'une prévention précoce à partir de la connaissance des causes de la pathologie et notamment des stress périnatals.
- Sur les localisations des sites cérébraux en interaction chez la mère pendant l'accouchement (les protocoles de travail et la préparation pourraient être modifiés dans le but de favoriser la physiologie).
- Sur la sensorialité fœtale, les applications, les conduites à tenir.
- Sur l'influence de l'alimentation sur la grossesse et l'accouchement (exemple : alimentation instinctive des animaux pendant la gestation, alimentation et prématurité…)…• Des immunologistes :
Qui pourraient intervenir
- sur les relations existant entre immunité, stress, grossesse et naissance.
etc…
B – Interactions avec une ou plusieurs maisons de naissance ou une petite maternité qui fourniraient des bases de données sur les effets du respect de la physiologie : temps de travail, grilles d'évaluation de la douleur suivant les techniques, taux de pathologie, adaptation néonatale de l'enfant etc.
C –
L'école des parents ou le centre de préparation et d'information avant et après
la naissance : L'objectif serait de créer
un lieu pédagogique susceptible de guider le père et la mère dans leur rôle de
parents (prise de conscience des interactions de leur propre vécu leur
permettant de mettre l'enfant à l'abri des projections issues de leur histoire
personnelle).
Mais aussi de mettre en place un espace fait d'empathie et de
limites sécurisantes.
Domaine des psychologues, des psychiatres adultes,
enfants et des sages femmes engagés dans la prévention. Il inclurait préparation
à la naissance, consultations individuelles, suivi personnalisé conférences
débats sur des thèmes éducatifs.
Ce centre pourrait accompagner l'enfant
jusqu'à 6 ans (Création de crèche, école maternelle expérimentale
novatrice…).
D –
Centre de Formation et d'informations pluridisciplinaire des
professionnels
Les formations pourraient
être interdisciplinaires.
1) Les chercheurs :
Inter-relations entre les unités expérimentales et cliniques (échange de résultats et d'idées).
2) Les soignants :
a) Les sages femmes
pourraient avoir une double formation
- aux meilleures techniques cliniques favorisant l'eutocie (accouchement normal)
- aux préparations " les plus pointues " accélérant l'accouchement (notamment leur permettant de prendre en compte la grossesse psychique (ex psychogénéalogie).
b) Les pédiatres
c) les puéricultrices
d) Les obstétriciens
3) Les psychologues, les psychanalystes enfant ou adulte, engagés dans une recherche de prévention
4) Les enseignants formés aux meilleures techniques novatrices d'éveil et d'apprentissage respectant complètement les rythmes biologiques de l'enfant.